Comme mon travail en tant qu’administrateur système dans une société Web me fait rencontrer de nouveaux problèmes chaques jours, je me suis dit qu'il fallait que le monde profite de mes solutions :).
Catching Elephant is a theme by Andy Taylor
Putin. Ça fait 3 mois que j’ai rien publié. Ça craint. En même temps j’ai rien fait qui aurait pu justifié un GROS article. Et même pour celui là, j’ai un peu honte.
Aujourd’hui j’vais vous donner une petite astuce pour les alternates CD des distributions Ubuntu.
Pour rappel, les alternates CD, ce sont des CD d’installation Linux sans la possibilité de faire du LiveCD (et sans avoir a passer par elle pour installer le système). Elles trouvent leur utilité sur les vieilles bécanes. D’ailleurs, c’est assez mal foutu, puisqu’une distribution légère comme Xubuntu et Lubuntu, faites pour être installées sur de vieilles machines, n’arrivent pas (ou difficilement au prix d’heures de chargement) à tourner en LiveCD. Forcement, c’est des système qui, Ok, a partir du disque, peuvent se contenter de 512 MoRAM, mais en LiveCD, MEGAPURGE.
Bref, donc il existe des versions moches de liveCD, ou l’on se retrouve vers des écrans d’installation style 1985. C’est très OldScool, et les habitués de DéBian seront content de l’avoir.
Le problème que j’ai rencontré, via le créateur de CD de démarrage d’Ubuntu, c’est qu’une fois la clé USB remplie de la version Alternate de Xubuntu, pendant l’installation, il me demandait (ce gros baltringue) de mettre le CD de Xubuntu. C’est idiot. Mais chez Canonical, on en est plus a une connerie près (dédicace pour @Jee4404 ).
Le Wiki d’Ubuntu met a sa disposition une solution : http://doc.ubuntu-fr.org/installation_alternate en ajoutant cdrom-detect/try-usb=true à votre isolinux.cfg. Personnellement, pour moi ça n’a pas marché, et en plus visiblement la 12.04 de Xubuntu est déjà configurée comme ça par défaut.
Heureusement, ce dernier, après avoir lâchement abandonné l’installation, vous propose plusieurs choses, comme continuer l’installation (mais il va gueuler parce qu’il aura pas les fichiers) ou alors vous donner un accès au shell (dernier dans la liste des propositions).
Donc, il faut prendre l’accès au shell, et se retrouver avec le bon vieux shell old Unix.
~ #
On va donc TRUANDER. Ouai. Vraiment. On va lui raconter des cracks a Linux.
Déjà, il faut que vous connaissiez le périphérique de votre clé USB. Vous savez, dans /dev/, il y a plein de sda, sdb, sdc etc…, et bien il faut trouver celui de votre clé. Si vous n’avez qu’un disque dur et votre clé, ça devrait normalement être /dev/sdb, mais vérifiez si possible, c’est plus sur.
Suivez les commandes ci dessous, en remplaçant sdX par votre clé USB (par exemple sda, sdb ou autre), et je vous les explique après:
~ # cd /dev
~ # rm cdrom
~ # ln -s /dev/sdX /dev/cdrom
“Ok mec c’est quoi cette bouffonnerie?” vous dites vous. Et bien je me suis posé le problème a l’envers. “Si Linux veut un périphérique sur lequel pomper ses fichier, et bien on a qu’a lui donner”. De façon automatique, il cherchait visiblement a faire un mount /dev/cdrom /cdrom , je me suis donc dit qu’un point de montage est un point de montage, et qu’il fallait donc lui faire croire que la clé USB était un CD.
On supprime donc le périphérique du cdrom (qui est physiquement lui aussi un lien symbolique), et on le remplace par un autre lien symbolique, du même nom, qui pointe vers la clé USB.
Et là TADAAAA.
On reprend l’installation là ou il s’était arrêté (monter le CD), et on envoie. Et là miracle, il lance l’analyse du CD puis l’installation. Bon, c’est long par contre hein, on est sur du 512 MoRam et un intel Celeron Mobile. Faut pas le brusquer.
/me lance l’ordi par la fenêtre.
Voila voila. C’était cool non?
“Ouaaai, génial! 4ans pour installé Linux sur cette merde! Ça c’est cool!”