Comme mon travail en tant qu’administrateur système dans une société Web me fait rencontrer de nouveaux problèmes chaques jours, je me suis dit qu'il fallait que le monde profite de mes solutions :).
Catching Elephant is a theme by Andy Taylor
Je suis quelqu’un qui débat. Je débat sur tout et n’importe quoi, parce qu’il m’importe de faire passer des idées. Au delà de tout débat politique que je pourrai tenir, dans d’autres lieux que ce blog consacré à l’informatique, je veux ici aborder une idée reçue :
“Linux, ça sert a rien! Rien ne tourne dessus et c’est compliqué à utiliser!”
Cette phrase, je l’entends maintes fois prononcés par des utilisateurs déçus, des néophytes écurés par la complexité apparente des systèmes linux, souvent due à l’idée véhiculé par les médias. Elle est aussi prononcé parfois par des ignorants, mais ceux là sont pardonné par leur inculture totale du sujet. Ceux là je les ignore et les méprises, car ils n’ont pas fait l’effort, et donc méritent tout, sauf mon respect.
Dont panic! Linux is simple!*
Contrairement à l’idée que les gens s’en font, GNU/Linux, et la distribution issue de Debian, Ubuntu, sont aujourd’hui tellement simple que même votre grand mère pourrait l’utiliser.
Mais il y a un hic, et c’est là que les gens gueulent, c’est la difficulté de faire démarrer des éléments prévus pour Windows sur leur système Linux.
On pourrait se réjouir de la présence de Wine, qui permet tant bien que mal de faire démarrer quelques jeux, comme World of Warcraft, LoL et d’autres, en contrepartie de quelques efforts de configuration, qui sont, tout de même, de plus en plus assistés (notamment grâce à Winetricks). Le site de WineHQ annonce quand même plus de 5350 jeux supportés dont Skyrim en qualité “Gold et Platinium”, ce qui implique une gestion assez magistrale des jeux récents.
Au delà des jeux, c’est près de 12000 applications Microsoft que Wine peut faire tourner, avec plus ou moins de réussite, certes, mais quand même, ce n’est pas rien.
Mais maintenant, il y a quelque chose de vrai. Pour faire tourner un jeu sur Linux, il faut donc installer Linux + Wine + Dépendances + Eléments de Wine nécessaire au bon fonctionnement de jeu.
Comparativement à Windows, ou l’on insère le DVD, ou on télécharge le jeu (légalement bien sur), on prie pour que ça ne plante pas, et on joue.
Mais est-ce réellement la faute des utilisateurs?
Microsoft a gangrené le marché pendant 30 ans.
Il y a quelque chose que j’aimerai clarifier ici et briser pour certains une idée reçue : Ce n’est pas parce qu’un programme tourne sous GNU/Linux, qu’il est forcement gratuit, ou libre, ou Open source, qu’il respecte obligatoirement la License GPL. Certains programmes tournent sous copyright (même si ça déplais à Stallman) et coûtes des ronds. Ubuntu accueil d’ailleurs depuis la 11.10 des applications payantes dans sa logithèque en ligne. le business est donc possible sur Linux! Peut être même plus, compte tenu de l’économie réalisé par les consommateurs en se tournant vers un système d’exploitation entièrement gratuit.
Partant du principe qu’il existe donc un monde obéissant aux lois du capital dans l’univers du libre, que coûterait aux développeurs de jeux vidéo, pour compiler, compacter et sortir leurs jeux sur Linux?
Peut être un peu de temps, un peu d’argent, mais quand même, on ne dois pas le re-coder entièrement à ce que je sache! Rallonger d’un mois la sortie d’un jeu pour qu’ils soit portable sur tout les systèmes, c’est pourtant pas bien compliqué. Notch l’a compris en sortant un jeu multi-plateforme. De plus les langages propriétaires comme le C# seraient les seuls affectés par un manque de portabilité, mais on s’en fiche, c’est du Java! Y’a qu’a le transposer et lâcher définitivement le C# qui reste quand même une erreur colossale!
En plus pour le peu de jeu qui ont fait le choix du C#, une infime partie du panel de jeux actuellement sur le marché ne serait pas affectés.
Un effort commun
Mon propos est le suivant : Microsoft Windows, avec la sortie de sa version 8, va devenir de plus en plus privative : Contrôle totale sur la machine, désinstallation à distances des outils piratés, la menace d’un contrôle total sera peut être permanente sur ces systèmes, et les gens vont peut-être, je l’espère, avoir l’intelligence de chercher une alternative. Cette volonté qui viendra, j’en suis sur, de la part d’utilisateur aguerris mais pas forcement forcenés (je pense à ceux qui sont capables en temps normal de pirater un Photoshop CS5 en appliquant des patchs sur leur fichiers hosts) qui chercherons des solutions d’échapper aux contrôles, que ce soit par liberté de piratage, ou par envie d’être libre, tout simplement.
Il est pour moi donc important que la communauté des développeurs de jeux vidéos se mettent en ordre de marche pour assurer la portabilité des produits sur les plateformes GNU/Linux.
Valve Corporation, par le biais de Steam, avait suscité l’espoir en annonçant la sortie hypothétique d’un client Steam Linux, ouvrant ainsi la voie aux studios de pouvoir faire profiter aux utilisateurs de ce système, une partie de la bibliothèque dans laquelle ont retrouve une grande quantité des jeux PC actuel.
Il faut à tout pris soutenir et encouragé des projets de ce type, par le biais de sondages, et de réclamation pour montrer que le marché est là, et qu’il attend. il faut pousser aussi les autres, comme Origin pour EAGames, et des studios comme Ubisoft ,à lancer eux aussi la même initiative, et les pousser à sortir leurs jeux sous Linux.
Oui, ce billet est plus ou moins un appel, un appel d’un développeur et d’un joueur, tournant sous GNU/Linux depuis maintenant 5 ans, et qui aimerai beaucoup se débarrasser de Windows 7 sur son PC fixe, qu’il est obligé de lancer tout les jours pour jouer sur Steam :p.

*Pas de panique, Linux, c’est Simple!